Notre parti pris
On ne découpe plus par matière
Jusqu'ici, préparer la première année ressemblait à un empilement : un bloc de chimie,
un bloc de physique, un bloc de physiologie. Chacun sa logique, son vocabulaire, et pour
l'élève le sentiment d'apprendre trois choses sans rapport entre elles.
Avec la réforme, nous avons repris le problème à l'envers.
Le programme part du corps humain et le suit en entier, du vocabulaire
jusqu'aux grandes intégrations. La chimie, la physique et la biologie n'ont plus de
chapitre à elles : elles arrivent au moment précis où le corps en a besoin.
Un exemple. La mécanique des fluides ne tombe pas un samedi de
novembre entre deux formules : elle arrive au stage de Carnaval, quand il faut comprendre
pourquoi la pression chute dans les capillaires. Le pH et l'acide-base, travaillés en
novembre, reviennent au printemps avec le rein, cette fois pour de bon.
Ce choix a une conséquence que nous assumons :
nous ne traitons que ce dont nous sommes certains que cela servira l'an
prochain. Pas de chapitre d'attente, pas de notion ajoutée pour faire nombre.
Le programme officiel n'est pas encore publié
À ce jour, ni le décret ni l'arrêté instituant la licence
portail santé ne sont parus, et la Faculté des Antilles n'a pas publié sa maquette.
C'est précisément ce qui nous a décidés à construire un
programme intégré. Le fonctionnement du corps humain, lui, ne dépend d'aucun arrêté :
quelle que soit la forme finale de la réforme, ce qui est travaillé ici
resservira.
Et dès que la Faculté publiera sa maquette, nous adapterons
le nôtre en cours d'année si c'est nécessaire.
Comprendre la réforme